Elections: un camouflet prévisible pour un PS socio-libéral

Le « droit d’inventaire » n’a décidément guère la côte chez les partis de gouvernement. Après les difficultés de l’UMP à faire le bilan de la campagne Buissonnière de Nicolas Sarkozy en 2012, c’est au tour du PS de tourner la page de la législative partielle de la 3ème circonscription du Lot-et-Garonne – qui a donné la part belle au Front national – sans même prendre le temps de l’analyser. Ca aurait, pourtant, pu valoir le coup pour prévenir bien d’autres désillusions à venir…

Malgré la propagande officielle camouflant cette défaite sous  « la concurrence des Verts », « l’affaire Cahuzac » voire bientôt la « météo dominicale », saluons les quelques parlementaires socialistes ayant émis une hypothèse autrement plus crédible. En ne parvenant pas à « montrer où [étaient] les différences entre droite et gauche au pouvoir » principalement sur le plan économique, le gouvernement porte une part de responsabilité non-négligeable.

2012 Gauche Harakiri on retire nos mainsToujours imprégné de libéralisme mitterrandien, et de surcroît réduite – par le contexte mondial et européen relayé par le FMI ou l’UE, mais aussi l’influence idéologique réelle bien que discrète de la Cour des comptes ou de l’administration orthodoxe de Bercy – à appliquer des « politiques structurelles » susceptibles d’être mises en oeuvre aussi bien par le centre que par la droite, la social-démocratie à la sauce hollandaise a rapidement remisé ses promesses de transformation de la société. Élu après avoir affirmé qu’il fallait changer la politique européenne, le candidat PS applique aujourd’hui à la lettre le corpus idéologique de Bruxelles dans l’espoir d’être nommé docteur honoris causa de la « bonne gestion ».

Doit-on, dans ce cas, s’étonner de la déception grandissante à l’égard des textes de lois du gouvernement ? Car quand la gauche ne recherche plus sa légitimité que dans le satisfecit des agences de notation ou du bureau national du Medef plutôt que de ses électeurs l’ayant porté au pouvoir pour « changer la vie », cela donne par exemple une loi de séparation des banques de détail et des banques d’affaires à mille lieux de singer le volontarisme de Roosevelt en 1933, tout du moins aucunement à même de mater l’une des principales causes de la crise financière…

Croyant éradiquer le chômage et renouer avec la croissance en posant de simples rustines (augmentation des effectifs de Pôle Emploi, emplois aidés, pacte de compétitivité, etc), cette gauche libérale bâtit, sans l’assumer pour autant, une véritable politique de l’offre. Soucieux de corriger les marges inexplicablement basses des entreprises françaises, le gouvernement occulte néanmoins un paramètre indispensable pourtant cher aux keynésiens si nombreux dans leur camp politique : la très faible demande effective, la consommation en berne des ménages.

Confisquée elle aussi par l’élite actionnariale, la part des salaires dans la valeur ajoutée n’a jamais été aussi faible dans les pays de l’OCDE depuis trente ans (57%). Aucune politique de la demande n’est pour autant recommandée ni même souhaitée par l’exécutif. Ce qui est donc vrai pour l’offre ne l’est pas pour la demande. Fermez le ban, le débat est clos.

Fin théoricien de la soumission de la gauche au capitalisme mondialisé ou de la faillite des institutions, François Hollande ne semble pas parvenir à réagir ni à corriger cette situation ubuesque une fois arrivé à l’Elysée. Incapables de penser les défauts inhérents à la globalisation financière tout comme les exigences démesurées de rentabilité d’une poignée de sociétés cotées en bourse, le PS refuse de corriger l’inégalitaire système capitaliste. Tout juste, à peine, s’efforce-t-il de lui donner un supplément d’âme social et moral, en espérant ainsi conserver le soutien des groupes sociaux défavorisés ayant parfois pourtant plus à perdre qu’à gagner dans la mondialisation.

Rendue officielle seulement sous Bérégovoy, la conversion de la gauche – jadis favorable à la remise en cause de l’ordre du monde – à l’économie de marché et donc au « monde réel » remonterait, selon certains penseurs tels Michel Clouscard, au moins… aux évènements de mai 68 ! Lorsque les ardeurs sociétales d’étudiants libéraux-libertaires avaient supplanté les revendications purement sociales des ouvriers : la « contestation de la jeunesse » en faveur d’avancées post-matérialistes aurait, déjà à l’époque, consacré davantage la religion du progrès et le mythe capitaliste la sublimant qu’elle n’aurait sérieusement remis en cause son mode de fonctionnement.

Loin d’être un accident de l’histoire, ce ralliement à l’économie de marché serait donc « logique » si l’on en croit Jean-Claude Michéa : pour ce philosophe iconoclaste, les deux faces du libéralisme – économique mais aussi culturel (politique, social) – seraient inscrites dans l’ADN de la SFIO, et en particulier de la gauche bourgeoise (lire l’encadré « Petite histoire (subversive) du PS » ci-dessous) à l’origine de la création du Parti socialiste.

Abandonnée en 1981 par la droite libérale-conservatrice suite à la claque reçue par Valéry Giscard d’Estaing après ses réformes « sociétales », le libéralisme culturel – versant idéologique du libéralisme économique, chargé d’en anticiper les futures avancées – est progressivement devenu un marqueur de la gauche postmoderne, devenue identitaire à défaut de défendre encore un projet social commun. Une fois le capitalisme et l’économie de marché acceptée, Solférino a du remplacé l’objectif de l’émancipation collective à partir des rapports de force socio-économiques par celui d’une émancipation individuelle à partir des droits.

Une fois au pouvoir, et encore davantage après le « retour au réel » opéré par le gouvernement Mauroy en 1983, les grands combats de la gauche post-soixante-huitarde ont, en effet, encore plus porté qu’auparavant sur des causes sociétales (parfois légitimes et positives, soyons d’accord!!) que des réformes économiques et sociales visant à réformer le système ou ne serait-ce qu’à introduire plus de justice sociale et réparer l’ascenseur social. Plus faciles à réussir qu’inverser le rapport de forces aujourd’hui en faveur d’Angela Merkel, les réformes sociétales ne mangeant pas de pain, en cette époque où tant de gens en manquent.

Fini l’époque du socialisme qui souhaitait renverser l’ordre des choses, voici venu le temps du socialisme offrant des acquis supplémentaires aux minorités visibles sans s’attaquer à la domination de la bourgeoisie. Le « sociétal », s’il ne s’opposait pas automatiquement au social jusqu’ici, semble aujourd’hui prévaloir sur toute autre logique pour affirmer le gouvernement Ayrault à gauche.

Que les choses soient claires : loin de moi l’idée de déplorer que le PS souhaite mettre un terme aux persécutions subies par les minorités, mais plutôt le fait de hisser ce combat en symbole et ainsi d’en faire son nouveau pour ne pas dire unique vecteur idéologique. En faire des citoyens à part entière, et non entièrement à part, ayant droit et accès comme tout un chacun à l’ascenseur social de la méritocratie républicaine aurait pu suffire.

Si elle exacerbe une partie de son électorat ouvrier historique, cette substitution dans les priorisations du PS est massivement encouragée par les « prescripteurs moraux de la mondialisation heureuse » comme les surnomme le géographe Christophe Guilluy, qu’il s’agisse de décideurs politiques, économiques, ou d’hommes de médias, tous d’anciens enfants (de l’UNEF?) criant fort leur désir de préserver la planète mais qui laissaient pourtant toutes les lumières allumées derrière eux.

Pourquoi ce défenseur acharné des classes populaires en fait-il un problème ? En priorisant l’émancipation des mœurs – lutte contre la misogynie, le racisme ou l’homophobie, ou encore droit de vote des étrangers, abolition de la peine de mort, développement des langues régionales, légalisation de l’euthanasie, etc – sur la poussiéreuse lutte contre les inégalités (pour ne pas dire « lutte des classes ») à travers par exemple la réforme de la fiscalité annoncée durant la campagne électorale, le Parti socialiste n’aurait pas seulement fait se retourner Guy Debord dans sa tombe : le PS aurait ainsi fait primer le plaisir de chacun (quoique surtout des catégories supérieures) sur la cohésion sociale et nationale.

Ces catégories supérieures, pour ne pas cibler une partie des cadres peuplant les métropoles modernes, feignent de critiquer le marché tout en se soumettant à la culture qu’il engendre. Comme le démontre Jean-Claude Michéa dans son ouvrage « Impasse Adam Smith », placer sa fortune dans un paradis fiscal / spéculer sur la viande de cheval / se prostituer / se voiler / louer temporairement son corps à un couple stérile plus riche / travailler le dimanche n’est pourtant que la traduction du droit pour chacun de « produire de vendre et d’acheter tout ce qui est susceptible d’être produit ou vendu » (Friedrich Hayek) appliquée ici à l’argent, au corps ou au temps.

Autrement dit: exaltant la liberté d’individus isolés aspirant seulement à l’autonomie personnelle (via le pouvoir, l’enrichissement, l’obtention de nouveaux droits) sous prétexte de spécificité identitaire ou culturelle, et nonobstant la préservation des « droits économiques et sociaux pour tous », universels, hérités d’un Etat-providence attaqué de toutes parts, la gauche contribue pleinement à l’instauration d’un libéralisme global (et à l’atomisation d’un « Peuple » se retrouvant davantage sur le concept de common decency d’Orwell que sur sa définition marxiste étriquée, mais ça, c’est encore une autre histoire).

Le développement de l’individualisme au détriment du lien social (et des solidarités qu’il génère) serait le pendant politique et sociétal de l’organisation capitaliste des modes de travail, où la segmentation et l’individualisation des tâches est allée de pair avec l’effondrement des contre-pouvoirs aux directions d’entreprises et notamment des syndicats.

Rassurez-vous, c’en est bientôt fini de mes délires jean-claude-michéistes, pas forcément les mieux-à-mêmes – je vous l’accorde, quoique à bien y réfléchir… – d’expliquer scientifiquement le divorce entre les catégories populaires et le PS, dans un contexte économique et politique favorable au FN. Mais bon, il fallait bien réactiver à la va-vite ce blog trop longtemps en sommeil !

Si François Hollande se démarque de ses prédécesseurs, ce n’est pas seulement en affirmant clairement son choix de mener des politiques d’adaptation à l’économie de marché et de soumission à la contrainte européenne – ce qu’avait déjà pratiqué avant lui Pierre Bérégovoy ou Lionel Jospin, sans l’assumer néanmoins. Sa particularité réside dans l’absence, revendiquée cette fois-ci, de toute réforme sociale susceptible de s’inscrire comme un symbole incontestable du marquage idéologique à gauche de son quinquennat : entre 2012 et 2017, le gouvernement ne votera pas de « retraite à 60 ans » comme en 1981, de RMI comme en 1988 ou des 35 heures telles qu’en 1997.

Pour être honnête, le seul progrès que l’on remarque par rapport aux précédents reniements socialistes des années 80 et 90 se lisent dans les discours. Le fait qu’un ministre du Redressement productif combatte en brèche l’idéologie développée par les dinosaures mitterrandiens Laurent Fabius, Jacques Delors, Pascal Lamy et autres DSK sur la désindustrialisation « inéluctable » de la France, par exemple, ou bien encore qu’il s’offusque de l’obsession présidentielle de l’Elysée pour la dette et le coût du travail, deux représentations popularisées par Thatcher et Blair limitant depuis le champ des possibles, sont rares à notre époque.

Mais ce volontarisme rhétorique de l’interventionniste Montebourg – qui, par son style souvent surjoué et ses postures iconoclastes, cherche à faire évoluer les représentations de l’opinion publique sur des politiques considérées comme archaïques voici encore quelques mois (nationalisation partielle, semi-protectionnisme ou protectionnisme européen, etc) – reste malheureusement anecdotique au vu de l’Alzheimer qui frappe le premier d’entre tous les ministres.

Oubliant que la situation actuelle est largement héritée de la crise financière – même si, convenons-en, la hausse considérable des déficits et dettes publics des Etats afin d’assurer la survie des systèmes financiers, alors que les recettes fiscales baissaient parallèlement faute de croissance, n’a rien arrangé  – Jean-Marc Ayrault incarne à merveille l’adage tchatchérien : There Is No Alternative (TINA).

En dépit de corrections bienvenues, « est-il légitime de casser l’Etat-providence pour rembourser une dette majoritairement issue, d’une part de niches fiscales pensées quasi-exclusivement pour les catégories sociales aisées et les grandes entreprises, et d’autre part par le renflouement des principaux responsables d’une crise financière résultant de l’immoralité du système bancaire ? » interroge Thomas Coutrot, d’Attac.

Ce dilemme, le gouvernement semble l’avoir tranché : plutôt que retrouver des marges de manœuvre budgétaire en taxant les véritables causes des déséquilibres mondiaux, le politique se polarise, servilement, sur l’épuration (pas idiote non plus, si tant est qu’elle s’inscrit dans un cadre souverainiste) des comptes publics.

Alors qu’une régularisation de la globalisation financière ne semble plus relever d’un programme révolutionnaire étant donné ses excès et son rejet croissant (souvent pour de mauvaises raisons), les instances européennes doivent désormais donner aux Etats la capacité de taxer davantage les profits des multinationales (qui alimentent davantage l’actionnariat que l’emploi), des hauts revenus et des patrimoines. Ou ne serait-ce que de simplement lever l’impôt initialement prévu mais facilement dévoyé par ces puissants, en faisant de la lutte contre l’évasion fiscale et l’éradication des paradis fiscaux de véritables priorités.

Une ré-orientation serait actuellement menée en ce sens, à l’échelle européenne voire même de l’OCDE, sous l’égide notamment de François Hollande. Mettons. Rendez-vous en 2017. Avec le risque que l’on connaît, donc, s’il n’y parvient pas…

Petite histoire (subversive) du Parti socialiste

Paniquée par un possible retour de la monarchie et de l’hégémonie cléricale, la gauche (SFIO, ancêtre du PS) a bâti dans la foulée de l’affaire Dreyfus un compromis social-démocrate, historique s’il n’était pas censé être provisoire. Il unissait dans le même combat les différentes fractions de la société « non-réactionnaire » – de la grande bourgeoisie industrielle et libérale (et donc capitaliste) au mouvement ouvrier socialiste.

Sous l’influence des socialistes, les textes fondateurs sont explicites : la SFIO est un « parti de classe » à vocation révolutionnaire, devant « transformer la société capitaliste en une société collectiviste » dans l’idée de conquérir l’affranchissement du prolétariat.

Sous Léon Blum, le terme « travailleurs » se substitua toutefois à celui de « prolétariat » et la lutte pour l’intérêt général remplaça celle pour l’intérêt de classe.
Si l’idée révolutionnaire de « libérer la personne humaine de toutes les servitudes qui l’oppriment », et d’assurer « le libre exercice de [ses] droits et de [ses]  facultés naturelles » est conservée à l’après-2GM, la sociologie électorale du Parti socialiste devient également plus floue : les ouvriers, en perte d’identité sans compter leur forte abstention, vont progressivement devenir une clientèle marginale pour le PS, qui s’attèle désormais à défendre l’ensemble des travailleurs.

Peu à peu, la spécificité du socialisme ouvrier et populaire va se dissoudre dans le « camp du Progrès » représentatif de la gauche bourgeoise libérale. Avec l’exercice du pouvoir dans les années 80, les références à « la rupture avec le capitalisme » et à l’abolition du salariat disparaissent complètement.

La gauche entama alors un virage libéral, qu’elle n’assumera véritablement qu’à partir des années 90, traduisant par ailleurs une évolution radicale de sa stratégie électorale : le public visé en priorité ne sont plus les classes populaires (ouvriers, employés) mais les classes moyennes supérieures (cadres et professions intellectuelles), davantage attachées aux traditions libertaires et aux valeurs individualistes développées par le libéralisme culturel. Et ce alors que le terme « socialisme » avait été introduit par Pierre Leroux pour s’opposer, justement, à celui d’individualisme…

De parti-classe défendant l’émancipation de la population ouvrière et la préservation des liens sociaux, le PS s’est donc peu à peu démocratisé pour défendre « l’émancipation de tous » grâce au plein exercice des droits de chacun. Ainsi, le PS a progressivement épousé la marque de fabrique de la philosophie libérale, dont le versant économique n’est rien d’autre que le capitalisme.
L’influence des royalistes étant aujourd’hui ce qu’elle est, Jean-Claude Michéa se questionne de façon très pertinente s’il n’est pas temps pour les véritables socialistes de fuir la « gauche » et de casser ce compromis avec les « libéraux de gauche » en train de salir, après Staline, la notion de socialisme. Non pas quitter le navire pour aller chérir la droite et les « libéraux de droite », mais pour revenir à une opposition plus classique entre la masse des « gens ordinaires » contre les élites ploutocratiques défendant l’oligarchie capitaliste.

PS: ayant la désagréable impression de m’être perdu à force d’avoir voulu trop en dire, je reviens sur mon titre un peu provocateur. La défaite des socialistes dès le premier tour de cette législative partielle, au profit du FN et de l’UMP, était prévisible :

  1. historiquement: j’ai tenté de le démontrer à l’instant, avec l’idée.
  2. rationnellement: après tout, un parti au pouvoir a toujours quelques difficultés à mobiliser son électorat, notamment lors d’élections intermédiaires. Et ce d’autant plus lorsqu’il a été élu en mettant en avant, non pas des valeurs comme Sarkozy a pu le faire en 2007, mais, des thématiques socio-économiques… pour l’heure sans résultats.
  3. mais pas médiatiquement ni politiquement: pas évident de se faire une idée des intentions de vote des électeurs du monde périurbain et rural, dans un pays où l’écart entre les élites globalisées et les classes populaires ne cesse de se creuser…

MàJ: 4 juillet 2013, après la « démission » de Delphine Batho, (mauvaise) ministre de l’Ecologie // Son suppléant à l’Assemblée nationale organise une conférence de presse dans la foulée, où la néo-ex-ministre alerte : « Le tournant de la rigueur prépare la marche au pouvoir de l’extrême-droite. » Voilà voilà. #BISOUS

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Comments
4 Responses to “Elections: un camouflet prévisible pour un PS socio-libéral”
  1. Cleo Rollins dit :

    Ces ambitions sont plus que jamais d’actualité. Pour les socialistes, l’être humain est un être doué de raison, libre, un être social qui grandit de sa relation aux autres, ouvert à toutes les potentialités. C’est pour cela que les conditions, dans lesquelles il vit, sont essentielles. Bâtir un monde nouveau et meilleur, respectant la dignité de la personne humaine et assurant la sauvegarde de la planète est la tâche première des socialistes, celle qui motive un engagement renouvelé pour le progrès au fil des générations, par-delà les moyens mis en œuvre, qui, eux, se formulent différemment dans le temps selon les enjeux et les problèmes. Le socialisme démocratique veut être explication du monde, une pédagogie de l’action, une promesse d’avenir pour l’humanité. Sa nature est «d’aller à l’idéal et de comprendre le réel », d’inventer le futur et de travailler dans le présent, d’assumer les tensions et les contradictions qui en résultent et font la vie humaine.

  2. Ces ambitions sont plus que jamais d’actualité. Pour les socialistes, l’être humain est un être doué de raison, libre, un être social qui grandit de sa relation aux autres, ouvert à toutes les potentialités. C’est pour cela que les conditions, dans lesquelles il vit, sont essentielles. Bâtir un monde nouveau et meilleur, respectant la dignité de la personne humaine et assurant la sauvegarde de la planète est la tâche première des socialistes, celle qui motive un engagement renouvelé pour le progrès au fil des générations, par-delà les moyens mis en œuvre, qui, eux, se formulent différemment dans le temps selon les enjeux et les problèmes. Le socialisme démocratique veut être explication du monde, une pédagogie de l’action, une promesse d’avenir pour l’humanité. Sa nature est «d’aller à l’idéal et de comprendre le réel », d’inventer le futur et de travailler dans le présent, d’assumer les tensions et les contradictions qui en résultent et font la vie humaine.

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