Le Racing, vers l’infini et au-delà !

Sept journées. Cinq victoires. Plus de trente points inscrits en moyenne. Entre humilité apparente et ambitions inavouées, le Racing Métro surprend en ce début de saison. Et dans le petit monde de l’ovalie, on voit mal comment il pourrait en être autrement. Mêlée souveraine, plan de jeu respecté à la lettre, tout les voyants sont au vert avant de recevoir Biarritz, ce week-end.

L’alliance de jeunes joueurs prometteurs avec des cadres d’expérience, internationaux reconnus comme grognards de Pro D2, sous la houlette de Pierre Berbizier expliquent en grande partie la montée en puissance de l’ambitieux club francilien.

Reste à confirmer cet envol national en Coupe d’Europe, dans les semaines à venir. Dans une poule plus que relevée : ils affronteront tour à tour les Anglais de Saracens, les Irlandais du Leinster puis l’inévitable champion de France, Clermont.

Alors oui, nous ne sommes qu’à la fin du mois de septembre. Oui, le Racing Metro s’est fait éliminer dès le premier tour des play-off la saison dernière… face à Clermont, justement. Mais le club des Hauts-de-Seine apprend vite. Comment expliquer une telle réussite ?

Puissance émergente du Top 14, l’ambition et les méthodes de son président agacent les caciques du championnat de France. En assumant le virage économique pris par le rugby français, Jacky Lorenzetti, fondateur du groupe immobilier Foncia, a clairement souhaité bouleverser l’hégémonie du Stade Français et du Stade Toulousain. Tranquillement, mais sûrement.

Et si les joueurs du Racing peuvent remercier leur patron, ils n’en doivent pas moins oublier Mourad Boudjellal. L’autre démon du Top14. C’est en partie grâce aux méthodes exacerbées du sulfureux président du RC Toulon qu’ils peuvent travailler sans pression. Dans l’ombre. Dans le calme. Loin de la pression médiatique, Pierre Berbizier a sereinement pu construire les bases de sa nouvelle équipe. Et lorsqu’il réussit à l’extraire  du purgatoire de Pro D2, il en conserve même l’ossature. En y intégrant toutefois plusieurs joueurs d’exception, comme Chabal, Steyn ou Hernandez. Avec le résultat que l’on connait.

Jusqu’à quand ? Jusqu’où ? L’an prochain, on entend déjà parler des arrivées de Daniel Carter, Richie McCaw, Joe Rokocoko, James Hook, Ronon O’Gara dans notre championnat… Reste à savoir qui portera les couleurs ciel et blanc du Racing Métro ? La logique veut que le club des Hauts-de-Seine ne s’interdise rien. Cela consacrerait les méthodes modernistes, simples, de Lorenzetti et Berbizier. L’avènement du Racing Métro. Et par là-même, pourquoi pas la suprématie du Top 14 sur les autres championnats européens.

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